Chapitre 1

Chapitre 1
Tout était calme dans la maison. Le soleil était levé depuis une heure, tout le monde dormait du sommeil du juste quand soudain un cri perçant retentit.
- ON VA RATER L'AVION ! Hurla une voix hystérique dans le couloir du 1er étage.
Lily Evans se réveilla en sursaut. Elle jeta un regard haineux vers l'endroit d'où provenait le cri de sa soeur. Oui ce cri horrible et perçant venait de sa merveilleuse s½ur aînée, Pétunia. Lily grogna et enfouit sa tête sous son oreiller, pour étouffer ce bruit immonde. Elle était en vacances depuis une semaine. Elle allait entrer en 7ème année à Poudlard en septembre prochain. Elle était déjà pressée d'y être. Ca lui faisait ça à chaque fois qu'elle rentrait chez elle. Bien sur, elle était contente de retrouver ses parents mais pour Pétunia, c'était une autre paire de manche. Etant petites, elles s'entendaient très bien, parfaitement même ! Mais depuis que Lily avait découvert son don pour la sorcellerie, Pétunia la traitait de monstre. Depuis sa première année à Poudlard, c'était comme si elle n'avait plus de s½ur. Elle chassa ses sombres pensées et se mit en boule dans son lit avec la ferme intention de se rendormir, et ce malgré les cris incessants de Pétunia.
« Tiens qu'est-ce qu'elle crie au fait ? » Lily tendit l'oreille pour tenter de percevoir des mots cohérents parmi ses cris de cochon qu'on égorge.
Elle compris les mots « avion », « retard », « Vernon ». Lily fronça les sourcils. De quoi pouvait-elle bien parler ? Tout à coup, elle se rappela. Le départ était pour aujourd'hui. Elle partait en vacances avec sa famille. « Tu parles de vacances ! »
- Oh non, se lamenta-t-elle en se recroquevillant encore plus dans son lit.
La porte de sa chambre s'ouvrit doucement.
- Lily chérie lève-toi ! On doit être à l'aéroport dans une heure et demie, lui dit sa mère avec douceur.
- Maman...
- On ne va pas revenir sur ça Lily Evans ! Tu viens un point c'est tout !
- Bon ok je me lève, grogna-t-elle de mauvaise humeur.
Au prix d'un immense effort, elle parvint à se tirer du lit. Elle s'assit sur le rebord du lit et bailla à s'en décrocher la mâchoire. Elle passa une main dans sa chevelure ébouriffée et se leva. Il ne fallait pas qu'elle reste trop près du lit sinon elle serait tentée de se recoucher. Elle prit les affaires qu'elle avait sortit la veille, et se dirigea vers la salle de bain. Sur le palier, elle croisa Pétunia. Celle-ci avait les cheveux en pétards et paraissait furieuse.
- Je sais que tu l'as fait exprès ! Siffla-t-elle en lui jetant un regard méchant.
- Quoi ? S'enquit Lily d'un air méprisant.
- De dérégler mon réveil pour qu'on soit en retard !
Lily parut interloqué les premières secondes qui suivirent cette accusation puis éclata de rire.
- Tu deviens vraiment parano ma pauvre, railla Lily. Si j'avais vraiment voulu faire ça, j'aurais fait en sorte qu'on rate l'avion et pas seulement qu'on soit en retard.
Sans attendre sa réponse, Lily entra dans la salle de bain pour prendre sa douche. Elle fit couler l'eau et se déshabilla. Elle entra dans la cabine de douche et dès qu'elle sentit l'eau chaude couler sur sa peau, elle poussa un soupir de bien-être. Elle ressortit de la cabine une dizaine de minutes plus tard. Elle s'enroula dans une grande serviette et observa son reflet dans le miroir. Ni trop grande, ni trop petite, elle estimait avoir la taille normale d'une jeune fille de son âge. Sa longue chevelure flamboyante et ses yeux verts pétillants lui donnaient l'air d'être une gamine. Une femme-enfant. Mi juillet, elle aurait 17 ans. Elle aurait enfin sa majorité dans le monde des sorciers. Dans le monde moldu, elle devra encore attendre un an. Elle se sécha rapidement et s'habilla. Elle sortit de la salle de bain et entra dans sa chambre. Elle termina de boucler sa valise et prit sa baguette. Au moment où elle allait se jeter un sort pour sécher ses cheveux, Pétunia entra dans sa chambre. Elle se figea net en voyant la baguette dans les mains de sa s½ur.
- Qu'est-ce que tu fais ? Aboya-t-elle d'un ton hystérique.
Lily fit ce qu'elle allait faire. Ses cheveux à présent sec et légèrement ondulés retombaient en cascade sur ses épaules.
- Je termine de me préparer, soupira Lily sans la regarder.
Puis elle se leva et marcha vers son lit. Pétunia recula d'un pas.
- Ne t'approche pas de moi avec ça, cria-t-elle.
- Du calme Pétunia ! J'ai autre chose à faire que te changer en vieille harpie ridée comme une pomme pourrie et pleine de verrues. Soit dit en passant, tu l'es déjà.
Après cette réplique bien sentie, Lily lança un sort à sa valise pour qu'elle soit très légère, et sortit de sa chambre avec un sourire aux lèvres.
- Je te déteste, cria Pétunia, folle de rage.
- Tu me brise le c½ur, railla Lily.
Elle descendit dans le salon, posa sa valise et attendit. Une demi-heure plus tard, Pétunia était enfin prête. Lily et sa mère l'attendait dans le salon, tandis que son père chargeait le taxi. Pétunia vérifia pour la énième fois qu'elle n'avait rien oubliée. Sa mère, Catherine Evans, soupira et la tira dehors. Ils montèrent dans le taxi et Lily regarda à la fenêtre sa maison s'éloigner de plus en plus. Elle détestait sa s½ur. A cause d'elle, elle allait être obligée de passer deux mois au ski avec son fiancé Vernon. Dans sa famille. Les Dursley. Lily ne les avait jamais rencontré mais à voir le fils, on ne pouvait qu'appréhender de rencontrer les parents. Elle détestait Vernon, et celui-ci lui rendait bien .Pas très grand, gros et méchant. Il la regardait avec un tel dégoût qu'à chaque fois elle se retenait de sortir sa baguette et lui faire avaler ses regards. Quand Lily avait appris qu'ils étaient invités à passer les deux mois dans leur chalet en France, Lily avait tenté de trouver des excuses. Devoirs, choses à faire, mais non. Ses parents avaient décrétés qu'elle viendrait et elle ne pouvait pas donner son avis. Enfin, ils arrivèrent à l'aéroport. Lily n'en pouvait plus, elle avait l'impression que sa tête allait exploser. Dans le taxi, Pétunia n'avait pas cessé de parler avec sa voix stridente.
« J'espère qu'on ne vas pas rater l'avion ! J'ai tellement hâte ! Oh maman si tu savais comme je suis contente. Vernon est si adorable avec moi ! Et ses parents sont des anges à ce qu'il m'a dit. J'espère qu'ils m'aimeront ! »
« Comment le pourraient-ils ? » avait pensé immédiatement Lily.
Elle suivit ses parents à travers la foule de l'aéroport et posa sa valise sur le tapis roulant. Les sept valises de Pétunia plus tard, Lily était enfin dans l'avion. Elle avait supplié ses parents de la placer le plus loin possible d'elle. Malheureusement, ils avaient décidés de ne pas s'éloigner les uns des autres. Pétunia était assise à côté de sa mère et Lily avec son père juste derrière elle. Et pendant les deux heures de vol qui suivirent, Lily s'efforça de ne pas montrer son angoisse de l'avion et son agacement face aux paroles incessante de sa s½ur. Elle serra les poings, ne pouvant plus supporter tout ça quand son père lui fit un bisou sur la tempe.
- Allez ma petite Lily, encore dix petites minutes à tenir, lui dit-il tout doucement. Tu sais je ne suis pas particulière ravi de ce voyage non plus. J'ose à peine imaginer comment ils sont.
Lily pouffa. Ils continuèrent de rigoler pendant les dernières minutes de vol. Quand ils atterrirent, Lily avait serré très fort la main de son père dans la sienne. Elle avait vraiment horreur de l'avion. Ils descendirent de l'appareil et allèrent récupérer leurs valises. Une demi-heure de perdue à cause de Pétunia qui cherchait ses sept valises. Soudain, celle-ci poussa un grand cri hystérique qui fit grimacer Lily.
« Ca y est le cauchemar commence » maugréa-t-elle intérieurement.

# Posté le jeudi 26 juin 2008 16:34

Chapitre 2

Chapitre 2
Elle se retourna et afficha un grand sourire hypocrite sur les lèvres. Vernon Dursley se dirigeait droit sur eux. Alors que ça paraissait impossible, Vernon avait grossi. Ce qui fait qu'il semblait encore plus tassé et il donnait vraiment l'impression de ne pas avoir de cou. Il fit un baise main à Pétunia, qui rosit de plaisir. Lily réprima une grimace de dégoût. Elle frémit en imaginant ses mains sur elle. Quelle horreur !
- Tu te rappelles de mes parents Vernon chéri, dit Pétunia d'une voix qui se voulait pompeuse.
- Oui bien sur ! Mrs Evans quel plaisir de vous revoir. Bonjour Mr Evans, salua-t-il d'une façon distinguée.
- Oui bonjour Vernon, répondit mon père en lui serrant la main.
- Et ma s½ur Lily, termina sombrement Pétunia auquel Vernon répondit d'un simple geste de la tête. On y va Vernon chéri ?
- On y va ma douce, dit-il en souriant.
L'observant, Lily vit que quand il souriait, son visage prenait une forme bizarre. D'ailleurs pouvait-on appeler ça un sourire ? Elle en doutait sincèrement. Ca ressemblait surtout à une grimace horriblement laide. Elle soupira et les suivit, tenant toujours sa valise. Elle vit un homme en costume pingouin prendre les valises de Pétunia et les mettre dans le coffre de la voiture. Vernon ouvrit la portière pour que Pétunia puisse s'installer et alla s'installer au volant. Lily et sa mère montèrent derrière avec Pétunia et son père monta devant. Lily regardait le paysage enneigé défiler à travers la fenêtre. Elle déprimait à l'idée qu'elle allait passer deux mois entier avec la famille Dursley et Pétunia. Avouez qu'il y a plus réjouissant comme vacances ! Vernon conduisait vite. Un peu trop vite. Lily se cramponna à la portière en priant de toutes ses forces de s'en sortir vivante et en un seul morceau. Une vingtaine de minutes plus tard, ils étaient arrivés devant le chalet. Ils étaient assez grands. Pas énorme mais grand quand même. De style très anglais, en brique. Pas le genre de chalet habituel en bois. Comme celui d'à côté par exemple. Lily le trouva très beau, d'un charme particulier. Il faisait rustique et ancien avec une touche de modernité. En un mot : Magnifique ! Il avait vraiment l'allure d'un chalet français comparé à celui où elle allait « vivre ».
- Vernon chéri tu es rentré ! s'écria une femme d'une voix couinante.
« Parfait duo avec Pétunia. » Lily se tourna vers l'origine du cri. Une femme accourait pour serrer son fils dans ses bras. Petite et très dodue, elle ressemblait énormément à Vernon. Où c'est plutôt lui qui lui ressemblait. Puis le père arriva. Il fit une claque sur le dos de son fils. Lily cru qu'elle hallucinait. Il y en avait deux ! Deux Vernon ! La nature était décidément peu clémente. Vint les présentations. Lily réprima une grimace de douleur. Elle avait mal à la tête à cause de la voix stridente de la mère de Vernon. Peggy Dursley ! Bien sur, connaissant Vernon, elle l'appellerait Mrs Dursley. Pas de familiarités avec eux ! Elle sortit sa valise du coffre et suivit les autres à l'intérieur.
- Bienvenue dans notre humble résidence secondaire, se vanta Edouard, le père de Vernon.
« Humble mais surtout très moche. Pas de quoi se vanter ! » La décoration était surchargée et hideuse. Des photos de Vernon bébé partout ! « Affreux ! » Lily se pencha vers un cadre avec Vernon âgé d'un an pas plus. « Et c'est moi le monstre après ! »
- Nous avons aménagé le grenier pour en faire une chambre convenable, dit soudain Mrs Dursley en montant les marches. Pétunia esquissa un sourire content à l'idée que Lily dorme dans le grenier. Elle la tenait sa vengeance. Ici, elle serait traitée comme une reine et Lily comme un déchet.
- Mais...
- Ca ira Maman, la coupa Lily. Je suis sure qu'elle est parfaite cette chambre, mentit-elle avec force.
« Ne pas les inquiéter dès le premier jour » Elle suivit Mrs Dursley dans le grenier. Elle ouvrit la porte. Lily entra et parcouru la pièce du regard.
Aussitôt Mrs Dursley ferma la porte et descendit les marches. « Rectification ! Il n'y a pas deux mais trois Vernon ! » Railla-t-elle intérieurement.
La pièce ne payait vraiment pas de mine. Une grosse couche de poussière sur le sol, les meubles et même les carreaux de la fenêtre. Lily posa sa valise sur le sol, l'ouvrit et en sortit sa baguette. Elle prononça la formule récurvite et aussitôt la chambre apparut un peu plus habitable. Le sol était presque propre, et elle pouvait voir à travers les carreaux de la fenêtre maintenant. Elle sortit un drap de sa valise et le mit sur le matelas. A peine, elle eut effleuré le matelas que les lattes s'effondrèrent. « Magnifique ! »
Elle soupira. Avec sa baguette elle fit le sort Wingardium leviosa pour soulever le matelas et le mettre dans un coin de la pièce.
- Reducio, dit-elle en pointant sa baguette sur le sommier.
Il était devenu aussi imposant qu'une boule de papier. Elle posa sa valise à côté de son matelas. Elle installa le drap propre et fit son lit avec la couverture rapiécée qu'ils avaient bien voulu lui laisser. Une fois le lit fait, elle ouvrit sa malle et en sortit un livre de métamorphose. Elle s'allongea à plat ventre sur le lit et commença à lire. Elle préférait rester là pendant les deux mois que devoir supporter la famille Dursley et Pétunia. C'était sans compter ses parents. Sa mère vint frapper à sa porte. Lily l'ouvrit à distance grâce à sa baguette.
- Tu es bien installée ma chérie ? S'enquit-elle.
- Oui maman.
Elle observa quelques minutes sa mère. Rousse aux yeux verts comme elle. Catherine Evans était considérée comme une très belle femme et Lily aimait se dire qu'elle lui ressemblait. Son père, John, lui était châtain foncé aux yeux marron. Alors que Pétunia était blonde aux yeux bleus. « Elle a peut-être été adoptée qui sait ? Ca expliquerait beaucoup de choses. »
- Tu viens déjeuner ma chérie ? Lui proposa sa mère en souriant.
- J'arrive, soupira-t-elle.
Elle descendit derrière sa mère et s'installa à table.
La conversation tourna autour du prochain mariage de Pétunia et Vernon. Au bout de deux heures, Lily crut qu'elle allait s'endormir sur son assiette. Elle remarqua que son père n'était pas en meilleure forme qu'elle. Elle esquissa un sourire amusé.
- Voyez-vous je suis très attachée à la tradition. C'est pour ça que je pense que Pétunia devrait se marier en blanc. Pas d'autres couleurs. Juste le blanc, symbole de pureté, expliqua Mrs Dursley.
Intérieurement, Lily eut le choc de sa vie. Elle eut vraiment envie de vomir en imaginant Pétunia et Vernon faire... « Oh pitié quelle horreur ! »
- Et pour ce qui concerne le lieu Vernon chéri ? S'enquit Pétunia.
- Oh et bien j'ai pris rendez vous avec le prêtre de l'église de ma ville natale. Tu verras elle est magnifique. Elle est assez grande pour contenir tous les invités.
- Pour la réception on pourrait utiliser notre modeste jardin ? Proposa Mr Dursley. Je veux dire le jardin de notre résidence principale bien sur.
- Oh ça sera parfait, s'extasia Pétunia. J'ai tellement hâte.
- Moi aussi mon canard en sucre, susurra Vernon.
Lily dû, une fois de plus, réprimer son dégoût face à cette scène. Puis elle toussa légèrement pour ne pas éclater de rire en entendant le surnom de sa chère s½ur. « Canard en sucre ! C'est tellement ... ridicule ! »
Soudain, un gros BANG retentit dans le jardin des Dursley. Aussitôt, les Dursley se levèrent et Mr Dursley ouvrit la porte fenêtre. Mrs Dursley poussa un cri en voyant une sorte de grande marmite dans le jardin. Un liquide bleu s'en échappait et avait déjà coloré la neige. Ils étaient tous levés et étaient sortis dehors. Pétunia lança un regard furieux à Lily. Elle savait ce que c'était. Ce n'était pas une marmite mais un chaudron. Il ressemblait à celui de Lily. Soudain, un homme passa à travers les buissons. Il était grand et avait une carrure imposante. Lily l'observa bien. Des lunettes rondes, des cheveux d'un noir de jais et en bataille, il ressemblait étrangement à James Potter ! Non ! Elle devait rêver !
- Je suis vraiment désolé chers voisins ! Mon fils et ses amis se sont amusés et voilà... euh ... ne vous inquiétez pas je vais nettoyer ça ! dit-il avec un sourire penaud. Dans quelques minutes, il n'y paraîtra plus.
- Qui...Qui... Qui êtes vous ? Balbutia Mrs Dursley.
- Oh excusez-moi ! Quelle impolitesse de ma part ! Je m'appelle Charles Po...
Il ne pu terminer sa phrase car un cri rageur les firent sursauter derrière la haie séparant les deux chalets. Ils virent une femme pas très grande, les cheveux noirs aux yeux bleus s'avancer avec deux garçons. Elle les tirait vers les Dursley en les tenant par les oreilles. Ils se plaignaient que ça faisait mal mais elle s'en fichait. La tête haute, elle avançait, l'air furieuse.
- Bonjour chers voisins, dit-elle vers les Dursley. Mon fils et son meilleur ami ont quelque chose à vous dire !
- Mais m'man, se plaignit un des jeunes hommes.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 26 juin 2008 16:36

Chapitre 3

Chapitre 3
Elle leur releva la tête en tirant un peu plus sur les oreilles.
- James Potter je t'ordonne de faire des excuses tout de suite ! Ainsi que toi Sirius Black !
Lily poussa un cri étranglé en reconnaissant son ennemi de Poudlard : James Potter ! Et son meilleur ami Sirius Black. En tirant encore plus sur leurs oreilles elle réussit à leur faire dire des excuses à peu près convenable. En temps normal, Lily aurait rigolé de les voir à la merci de cette femme mais elle n'avait vraiment pas le c½ur à rire. Elle lâcha alors leurs oreilles et ils tombèrent lamentablement sur la neige.
- Je suis sincèrement désolé pour les dégâts causés à votre jardin, dit la mère de James.
Les Dursley ne répondirent pas, ils étaient trop choqués. Lily n'était pas mieux. Comme si passer ses vacances avec les Dursley n'était pas assez éprouvant, elle devait se coltiner Potter et sa bande en voisins ! James et Sirius se relevèrent douloureusement (ils se massaient les oreilles) et écarquillèrent les yeux en voyant Lily.
- Evans ? s'écria Sirius surpris.
Le père de Lily sembla sortir de sa surprise et sursauta. Il tourna son regard vers Lily puis revint sur les deux jeunes garçons.
- Vous... Vous vous connaissez ? S'enquit Mrs Dursley bafouillant sous l'effet de la colère.
- On est aussi à Poud...
- On est dans la même école, répondit précipitamment Lily, coupant la parole à Sirius.
Elle avait assez de problèmes avec eux sans y rajouter le fait qu'elle était sorcière.
A ce moment là, Remus arriva, accompagné d'une jeune fille aux cheveux noirs également.
- Lily ! S'étonna Remus. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je suis en vacances, marmonna-t-elle.
Elle vit que James la fixait du regard, les yeux écarquillés. Puis il fit un grand sourire. Et là elle comprit ! Elle allait passer ses vacances avec Mr regardez-moi-comme-je-suis-beau ! Son ennemi depuis trois ans ! « Pitié tout mais pas ça! »
Une semaine plus tard, Elle passa la semaine suivante enfermée dans sa chambre. Enfin si on pouvait appeler ça une chambre. Elle ne descendait que pour manger et encore ce n'était pas systématique. Elle en avait perdu l'appétit. Les Dursley pouvaient être odieux avec elle quand ses parents n'étaient pas là ! La traitant comme une moins que rien et la décourageant de les accompagner lors de leurs sorties. Bien sur devant ses parents, ils proposaient qu'elle se joigne à eux mais ils lui faisaient bien sentir par leurs regards qu'elle n'était pas la bienvenue. De toute façon, elle n'avait aucune envie de passer ses journées avec eux. Mais le fait est qu'elle s'ennuyait. Horriblement ! Elle n'avait rien à faire à part regarder le temps qui passait, assise sur le rebord de la fenêtre. Elle avait déjà lu tous les livres qu'elle avait emportés au moins cinq fois chacun. Elle n'en pouvait plus. Une semaine ! Ca faisait une semaine et elle, elle avait l'impression d'être là depuis des siècles. Puis elle décida d'écrire à son amie Alice. Lui parler de ses horribles vacances. Elle, elle saurait la réconforter avec ses paroles. Elle sortit un parchemin vierge et sa plume et alla s'asseoir sur le rebord de la fenêtre. Elle jeta un coup d'oeil dans le jardin d'à côté. Potter et sa bande y étaient et se faisait une bataille de boules de neige. Ils avaient vraiment l'air de s'amuser. Elle se surprit à s'imaginer avec eux. S'amusant avec eux, riant avec eux,...Non elle devait cesser ça ! Elle secoua la tête et commença à écrire. « Chère Alice, Comment vas-tu ? Bien j'espère. J'espère que tout se passe bien pour Franck et toi ! Tu as trouvé la perle rare, ne le lâche surtout pas. Enfin ça tu le sais déjà. J'espère que lui aussi va bien. Moi, bof. Enfin, je ne vais pas te mentir : c'est HORRIBLE ! Tu dois te rappeler que dans ma précédente lettre, je t'avais dit que je partais au ski ? Et bah ça y est j'y suis. Je suis en France, dans le chalet (qui soit dit en passant est très moche) des Dursley pour deux mois de vacances... Enfin si on peut appeler ça des vacances. Je reste enfermée dans le grenier (ma chambre en l'occurrence). Je lis, je révise, je parle toute seule (ne te moque pas), je rêve éveillée et ... je pleure. Je reste assise des heures sur le rebord de la fenêtre à regarder le temps passer et c'est déprimant je te jure. Pour en revenir aux parents Dursley, quand mes parents ont le dos tournés, ils m'insultent de monstre et autres. Je n'en peux plus. Ca ne fait qu'une semaine et je sens que je vais craquer. Je reste dans ma chambre sans bouger. Ce n'est pas vraiment une chambre à vrai dire. Juste une pièce dans le grenier avec un matelas et une mini commode. Le seul avantage, si je puis dire, c'est que j'ai ma propre salle de bain. Ce n'est pas vraiment une salle de bain. Comment ça tu t'en doutais ? J'ai un robinet et des cabinets (de l'eau froide bien évidemment, l'eau chaude coûte trop chère). Ce n'est pas du luxe mais je crois savoir que les Dursley ne veulent pas que j'utilise la leur. Quand j'en peux plus je profite qu'ils sont sortis pour utiliser leur douche pour me laver les cheveux. J'ai l'impression de vivre quand une pouilleuse. Répugnant ! Ils m'on faits comprendre que j'étais indésirable chez eux et qu'ils ne voulaient pas de moi pour leurs virées. Comme si moi je voulais aller avec eux ! Mais en attendant, je reste encore et toujours ici, dans ce grenier lugubre. Je ne descends même plus pour manger, c'est pour dire. Je sais ce que tu vas me dire. « Lily Evans tu vas me faire le plaisir de t'alimenter correctement sous peine de grave punition » Rien que d'écrire cette phrase, ça me donne le sourire. Tu me manque tellement Alice. Non je ne tourne pas au mélodrame. Et pour ne pas arranger les choses, le jour de mon arrivée dans ce merveilleux endroit (ironique bien sur) j'ai fait la 'connaissance' des voisins. Potter et sa bande ! Là, je sais que tu es en train de rire alors arrête tout de suite ! Je t'assure que ce n'est pas drôle Comme si ça ne suffisait pas ! Non seulement je dois me coltiner les Dursley et ma merveilleuse s½ur (encore ironique), je dois avoir Potter comme voisin ! C'est un cauchemar ! J'espère encore me réveiller ! (Par Merlin arrête de rire !)Mais je vais t'avouer quelque chose ! Et ne le répète à personne. Surtout pas à Franck il le répèterait à Potter. Je t'avoue que je préfèrerais passer mes vacances avec lui qu'ici. Oui je sais, tu dois te demander si mes neurones sont déconnectés ou quelque chose comme ça ! Je sais que je suis censé le détester mais au moins, je sais que chez lui je ne serais pas considérée comme un insecte à écraser. Ses parents ont un grand chalet en bois, tu le verrais il est absolument magnifique. Ils ont aussi un grand jardin où je les observe s'amuser en ce moment même. Ils font une bataille de boules de neige (je ne sais pas pourquoi mais ça ne m'étonne pas venant d'eux). Il y a Sirius, Remus et une fille que je ne connais pas. Elle a l'air de bien s'entendre avec Potter. Là, je te coupe tout de suite dans tes pensées absurdes : non je ne suis pas jalouse ! (Complètement absurde !)Je les regarde. La fille semble encourager Sirius et Remus dans leur lutte de boules de neige, tandis que Potter est assis sur la terrasse et semble... ailleurs. Enfin bref ! Sérieusement, je m'ennuie. J'ai rien à faire, j'ai déjà tout lu au moins 5 fois ! Je ne sais plus quoi faire. Si au moins j'avais un petit chat pour m'occuper. Tu sais comme je raffole des chats ! Jouer avec lui et sentir une présence contre moi la nuit. Mais je peux oublier car Mrs Dursley est allergique aux chats. Si elle le découvre, prépare ma tombe. Par contre elle a six chiens pfff. Enfin bref, oublions l'idée du petit chat. Je continuerai de dormir seule en attendant la fin de ces horribles « vacances ».Là encore, je te coupe : Non je ne suis pas en manque d'un petit ami. Manquerait plus que ça ! Et puis je sais ce que tu vas me dire, non, non et non je ne sortirais pas avec Potter. Et puis quoi encore ? Il ne me veut que parce que je suis la seule à lui résister ! Il ne s'intéresse pas vraiment à moi ! Il ne connaît rien de ma vie, de mes rêves, ... Et tout compte fait je préfère qu'il ne sache rien de mes rêves. Et je t'interdis d'aller lui dire quoi que ce soit ! Je ne doute pas que pour toi ça serait extrêmement divertissant mais pas pour moi ! Enfin bref ! Tu dois être assez inquiète en ce moment. Comment je le sais ? Je te connais Alice ! Mais surtout ne t'en fait pas ! Tu me connais, je suis solide, je résisterais ! Et puis, ce n'est pas si mal après tout ! Ce n'est pas comme si j'étais obligée de rester avec eux. Au moins j'ai mon coin où je suis tranquille. Je bénis Dumbledore et tout le ministère pour accorder l'usage de la magie pour les jeunes à partir de 16 ans. Je me demande ce que je ferais sans ça ! Je sais je vais amèrement regretter d'avoir béni le ministère ! Tous des incompétents ! Tu vois dans quel état psychologique je suis ?
Bon je vais te laisser là en te faisant mille bisous ! Je sais que tu es occupée avec ton Franck chéri. Passe lui le bonjour de ma part. Amusez-vous bien et faites pleins de bêtises ! Non je ne suis pas saoule !
Amitié,
Lils. »
Elle finit d'écrire sa lettre. Elle allait la replier quand elle se rappela qu'elle n'avait pas d'hibou à sa disposition. Elle déplia le parchemin et rajouta un post-scriptum.
« Ps : je viens de me rendre compte que je n'ai pas d'hibou. Je vais te l'envoyer par la poste moldue en espérant que tu reçoives bien ma lettre. Réponds moi vite bisous. »
Elle se leva, mit son manteau, son écharpe, son bonnet et sortit. Elle mit la lettre dans sa poche. Elle descendit les escaliers. Ils n'étaient pas là. Probablement dans un autre musée. Ils ne faisaient que ça. Elle plaignit ses parents qui devaient les supporter à longueur de journée. Elle sortit du chalet et partit en direction du village. Dieu que ça faisait du bien de sortir. Sentir le vent sur son visage.
- TEMPS MORT ! Hurla Sirius, à bout de souffle.
- Mauvais joueur, railla Remus.
Depuis une demi-heure, Remus et Sirius s'étaient lancés dans une bagarre sans pitié. Ils s'envoyaient des grosses boules de neige, tous les coups étaient permis. Actuellement, Remus était assis sur le dos de Sirius, le faisant manger de la neige, contre son gré bien évidemment. James les regarda faire, un peu ailleurs. Il sourit en voyant Julie sauter comme une folle, les encourageant. Une parfaite pom-pom girl.
Lui, il n'avait pas envie d'y participer. Il se posait des milliers de questions sur sa charmante voisine.
« Qu'est-ce qu'elle est en train de faire ? » se demandait-il sans cesse depuis le début de la semaine. Dire qu'il avait été ravi d'apprendre qu'elle était sa voisine pour les vacances était un euphémisme. Il avait dû se faire violence pour ne pas littéralement sauter de joie.
- Eh oh Cornedrue tu rêves ? L'interpella Sirius.
- Hein quoi ? Sursauta celui-ci.
- A quoi tu pensais ? S'enquit Remus.
- A quoi veux-tu qu'il pense ? A la belle, la douce, la merveilleuse, la magnifique...
- Oui on a compris Patmol ! S'amusa Remus.
- ... Lily Evans ! La belle rousse du chalet d'à côté, termina-t-il en fusillant Remus du regard.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 26 juin 2008 16:37

Chapitre 4

Chapitre 4
- Je me demande ce qu'elle fait, soupira James. Depuis le début de la semaine, on les voit tous partir mais pas elle. Je ne sais pas où elle est, ni ce qu'elle fait ! Est-ce qu'elle est encore là d'ailleurs ? Ca se trouve en apprenant que j'étais ici, elle a pris le premier avion !
- Enfin une de censée, s'amusa Julie.
Ce qui lui valut un regard noir de la part de James.
- Je ne sais pas ce qu'elle fait, dit doucement Remus. On finira par le savoir. Pourquoi ne pas aller frapper à côté ? On pourrait la demander et on lui proposerait de venir avec nous !
- Bonne idée, se réjouit James.
- Oui mais ils ne sont pas là en ce moment. Ils sont partis y à une heure, leur rappela Julie. Et puis, ils ont refusés l'invitation à dîner de tes parents. Si tu veux mon avis, ils ne t'ouvriront même pas la porte !
- M'en fiche ! Je tenterais quand même.
- Bon bah en attendant qu'ils reviennent on peut aller faire un tour au village non ? Proposa Sirius.
Bien sur, ils furent tous partant. Ils prirent donc le chemin du village en rigolant.
- Eh c'est quoi ça ? S'enquit Julie en ramassant un parchemin par terre.
- Fais voir, dit Sirius en lui prenant des mains. Tiens, tiens mais c'est une lettre de la fameuse rouquine de Cornedrue.
- Ne l'ouvre pas, ça ne te concerne pas, le réprimanda Remus.
Trop tard. Sirius la lisait déjà et soudain il pâlit.
- Nom de ... jura-t-il.
- Quoi ? S'inquiéta James.
- Elle... Elle... Par Merlin, quels salauds !
- MAIS QUOI ?
- Lis toi-même !
- Moi d'abord, intervint Julie en la piquant.
Elle eut à peu près la même réaction que Sirius. Trop choquée pour parler, elle la tendit à James et Remus lut par-dessus son épaule. James pâlit au fut et à mesure qu'il lisait. D'un côté, elle parlait de lui assez gentiment mais de l'autre... ce qu'elle vivait en ce moment... c'était ... c'était...
- Merlin, souffla-t-il d'une voix blanche.
- On ne peut pas la laisser continuer à vivre comme ça ! S'indigna Julie.
- Je suis bien d'accord avec toi, intervint Sirius.
- Je suis d'accord aussi mais vous avez oublié quelque chose, dit Remus.
- Quoi ? S'enquit James.
- Quand elle va savoir qu'on a lu sa lettre privée, je ne paye pas cher de nos vies!
Après une dizaine de minutes de marche, Lily arriva enfin à destination. Elle avait les joues rosies mais elle s'en fichait. Elle se dirigea vers la poste quand elle entendit un miaulement près d'elle. Elle se retourna, baissa la tête et vit un petit chaton noir. Il était très maigre et paraissait abandonné. Lily sourit. «J'aime ce genre de coïncidence»Elle se pencha et ramassa le pauvre petit chaton et le serra dans ses bras.
- Mais tu es frigorifié mon p'tit bonhomme, dit-elle doucement.
Elle le cala dans son bras et entra dans une épicerie plus loin dans le village. L'épicier lui interdit de rentrer avec le chat. Elle fut forcée de poser le chaton à l'entrée.
- Ne bouge pas j'arrive tout de suite.
Elle entra et parcouru les rayons à la recherche du lait. Elle finit par en trouver. Elle prit une petite brique et sortit de l'épicerie. Elle baissa la tête et vit que le chaton n'était plus là.
- C'est cette petite boule de poil que tu cherches Lily ? S'enquit soudain une voix qu'elle ne connaissait que trop bien derrière elle.
Elle se retourna et le vit. Lui ! James Potter et son sourire arrog... même pas. Il la regardait bizarrement, presque sérieusement avec une lueur d'inquiétude dans le regard. Il tenait le chaton dans les bras. A côté de lui, il y avait Sirius, Remus et la fille. Ils avaient le même regard. Il lui tendit. Elle le prit dans ses bras, et réprima un frisson au contact des mains de James. Elle le remercia très vite et alla s'asseoir sur un banc. Elle versa du lait dans un récipient en plastique que l'épicier lui avait donné. Le chaton se mit à laper le lait comme un vorace.
- Tu as faim dis donc, rigola-t-elle.
- Hum Lils c'est bien ton surnom ? S'enquit soudain la fille.
- Julie... commença James.
- Oui mais comment tu sais ça ? S'enquit Lily sur la défensive.
- On a trouvé cette lettre à l'entrée du village, dit-elle en lui tendant le parchemin.
Lily mit vivement sa main dans sa poche et constata en effet que sa lettre n'y était plus. Elle rougit violemment et se leva. Elle prit la lettre et la fourra dans sa poche.
- Vous l'avez lue ? s'écria-t-elle d'une voix furieuse.
Les garçons reculèrent.
- Ecoute Lily... On... commença James.
- JE NE VEUX PAS DE VOS EXCUSES ! Hurla-t-elle.
- Mais...
- Cette lettre ne regardait qu'Alice et moi ! Vous n'aviez pas à la lire.
- On était bien obligés pour savoir à qui ça appartenait.
« Un point pour Potter ! »
- Pour ça il suffit de regarder la signature en bas ! Pas besoin de lire toute la lettre !
« Egalité ! »
Lily remis la lettre dans sa poche.
- Lily tu vis vraiment comme ça ? S'enquit doucement Remus.
Lily leva la tête vers lui, les larmes aux yeux. Elle avait honte qu'ils sachent ce qu'elle vivait en ce moment.
- Lily ? Appela doucement James.
- Je n'ai pas besoin de votre pitié ! Je vais bien, parfaitement bien même, mentit-elle avec force.
- On dirait un squelette mais à part ça tout va bien, ironisa Sirius.
Lily sursauta.
- Et la palme du manque de tact revient à Sirius Black ! Railla Julie.
- Je ne t'ai pas sonné Potter, marmonna-t-il faussement vexé.
- Po...Potter ? Bafouilla Lily.
- Je suis la cousine de James, pour mon plus grand malheur !
- Eh, s'indigna celui-ci.
- Ca calme ta jalousie Evans ? Se moqua gentiment Sirius.
- SIRIUS ! Hurla James tout rouge.
- Euh... Je vais aller faire un tour ! Bafouilla-t-il en reculant.
- Ouais c'est ça et va loin surtout, s'esclaffa Remus.
Remus attrapa Julie par le bras et l'entraîna plus loin. Lily se retrouva donc seule, face à James.
- Lily...
- Non ! C'était privé Potter ! Tu sais ce que ça veut dire ?
- James !
- Quoi ?
- Je m'appelle James, dit-il simplement.
- Oh non ne recommence pas avec ça ! Se lamenta-t-elle.
- Tu sais Lily je n'ai jamais voulu sortir avec toi parce que tu es la seule à refuser ! Tu n'es pas la seule à m'avoir mis un râteau ! Ca ne s'est jamais su car ce n'était pas à Poudlard. Maintenant je n'ai pas l'intention de t'embêter avec mon baratin ! Je vais aller droit au but ! Viens chez moi !
- QUOI ?
- Ils te traitent comme une moins que rien ! Tu n'as pas à supporter tout ça sans rien dire. J'ai une chambre de libre chez moi ! Ca pourrait être ta chambre si tu le souhaites ! Lily ne savait pas quoi dire. Elle était diablement tentée par la proposition de Potter mais en même temps, vivre sous le même toit que lui c'était ... plutôt... gênant. Surtout après ce qu'il venait de lire dans sa lettre.
- Pourquoi tu fais ça ? S'enquit-elle soudain méfiante.
- Pour que tu profites de tes vacances. Que tu sortes à l'air libre au lieu de rester bloquée dans ce grenier insalubre. Mes parents sont au rez-de-chaussée, nous au 1er. On a une salle de bain à nous à notre étage. Une vraie salle de bain. Avec une douche. Au sous sol, on a une piscine chauffée et une salle de sport. Tu pourrais profiter de tout ça Lily.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 26 juin 2008 16:40

Chapitre 5

Chapitre 5
Lily ne pouvait s'empêcher de s'imaginer vivre là-bas, dans cet endroit merveilleux qu'il décrivait.
- Pourquoi tu fais ça Potter ? Pourquoi ?
- Tu veux la vraie raison ?
- Oui !
- Parce que je n'aime pas te voir malheureuse, lâcha-t-il en rougissant légèrement.
Elle rougit également et baissa la tête.
- Tu vas finir par tomber malade ou en dépression. Et puis en venant chez moi, tu seras libre de faire ce que tu veux, tu pourras utiliser mon hibou pour écrire à Alice ou quelqu'un d'autre et point non négligeable tu pourras garder cette petite boule de poil ! dit-il en souriant. Lily baissa les yeux sur le chaton qui s'était endormi dans ses bras, le ventre bien rempli.
- Tu as oublié quelque chose Potter !
- James !
- Il faudrait que tu demandes à tes parents avant ! C'est bien beau de proposer mais faut qu'ils soient d'accord.
- Ils le seront !
- Comment tu le sais ?
- Je les connais. Ils savent qu'on s'inquiétait pour toi donc ils seront ravis de pouvoir t'accueillir.
- Vous vous êtes inquiétés ? s'écria-t-elle surprise.
- Oui. On ne t'a pas vu de la semaine. On voyait les autres partir mais jamais avec toi ! On se posait des questions. Mes parents aussi.
- Je... Je ne sais pas quoi dire ! Balbutia-t-elle gênée.
- Alors accepte ! Intervint Remus.
- On va bien s'amuser tous les cinq, dit Sirius.
- Et Elyane et moi on sera ravies d'accueillir une autre fille, continua Julie.
- Elyane ?
- Ma mère, lui apprit James. Bon je vous laisse le soin de la convaincre, je file au chalet pour en parler avec mes parents.
Aussitôt il alla derrière la boutique pour transplaner sans être vu. Lily n'était pas surprise. Il avait 17 ans depuis quelques mois, il avait donc le droit. Elle vit Remus, Sirius et Julie la supplier du regard. Elle hésitait encore mais au fond d'elle elle en mourrait d'envie.
James revint une dizaine de minutes plus tard avec un grand sourire.
- Ils sont d'accord ! Maman est ravie t'avais raison Julie !
- J'ai toujours raison ! Affirma-t-elle avec force.
- C'est de famille c'est pas possible, marmonna Lily.
Sirius et Remus éclatèrent de rire devant la mine offensée de James et celle perplexe de Julie.
- Qu'est-ce qui est de famille ? S'enquit-elle.
Lily regarda James droit dans les yeux avec un sourcil haussé.
- Euh rien, mentit-il, gêné.
Ils éclatèrent tous de rire devant la mine de James.
- Alors Lily tu es d'accord ? S'enquit Remus.
- Bah...euh je...
- Allez s'il te plaît, la supplia Julie. Ca fera deux contre trois pour les batailles d'oreillers le soir.
Les garçons éclatèrent de rire.
- Mes parents t'attendent pour aller demander à tes parents Lily ! La balle est dans ton camp ! dit James en redevenant sérieux.
- D'accord, souffla-t-elle en rougissant. Me...
- Pas de merci ! On a qu'à dire qu'on le fait par pitié pour Julie, sourit James.
Ce qui lui valut un coup de poing dans l'épaule.
Ils rejoignirent les parents de James. Elyane et Charles. Adorable, fut la première pensée de Lily. Ils l'accueillirent tout de suite à bras ouverts. Elyane lui assura qu'elle était vraiment la bienvenue et lui proposa d'aller voir ses parents à elle.
Ils allèrent sonner à la porte des Dursley qui venaient de rentrer. Ce fut Mr Dursley qui ouvrit.
- Bonjour Mr Dursley. Je souhaiterais parler à Mr et Mrs Evans s'il vous plaît, dit poliment Charles Potter.
Mr Dursley se renfrogna et alla chercher les parents de Lily.
- Bonjour Mr Evans, Mrs Evans, sourit Elyane. Voilà, on est vos voisins vous devez vous en souvenir. Nous sommes ici pour vous demander votre accord.
- Notre accord pour quoi ? S'enquit Mrs Evans.
- Lily? Appela Elyane.
Lily s'avança devant ses parents.
- Ma puce je croyais que tu étais dans ta chambre ? S'étonna Mr Evans.
- Non je suis sortie pour poster une lettre pour Alice. En fait je voulais vous demander...
- Oui ? Vas-y ma chérie.
- Mr et Mrs Potter m'ont gentiment proposé d'habiter avec eux pour les vacances.
- Nous aussi on reste les deux mois. Et il y a des adolescents de son âge et de son école aussi, intervint Charles.
- Mais... Lily ma puce...
- Papa j'en peux plus ! Je suis en train de craquer. Je sais que tu fais des efforts toi aussi mais je t'en supplie accepte ! Maman s'il te plaît ! Acceptez !
Mr Evans se tourna vers sa femme. Ils se sourirent.
- D'accord, lâcha son père.
- Oh merci beaucoup ! s'écria-t-elle en se jetant dans leur bras.
- Mais et les Dursley ? S'inquiéta sa mère.
- Maman tu sais très bien qu'ils seront plus que ravis que je m'en aille.
- Ma chérie je suis désolé, dit son père. Jamais on aurait dû te forcer à venir.
- Ce n'est pas grave papa. Et puis je suis juste à côté. Je pourrais passer vous voir de temps en temps !
- Quand ils ne seront pas là, murmura sombrement son père.
Les garçons et Julie arrivèrent derrière. Quand ils surent que c'était d'accord ils éclatèrent de joie.
- Viens on va chercher tes affaires, s'exclama James.
- James non ne rentre ... commença Charles.
Trop tard, il avait entraîné Lily à l'intérieur. Ils passèrent devant les Dursley. Pétunia écarquilla les yeux d'indignation en le voyant pénétrer sans gêne dans le chalet. Surtout qu'elle savait qu'il était comme sa s½ur. Un anormal ! Les Dursley se figèrent. Lily passa devant eux sans même leur accorder un regard et tira James par le bras. Elle l'emmena au grenier pour prendre ses affaires. Il poussa une exclamation choquée en voyant dans quoi elle vivait. Les yeux écarquillés, il observait tout autour de lui. Les carreaux à peine nettoyés, le sol poussiéreux, le matelas défraîchi et la couverture rapiécée. Il serra les poings et se tourna vers elle.
- Lily...
- Sans commentaires, marmonna-t-elle, gênée. Aide-moi plutôt.
Il se fustigea mentalement pour s'empêcher de dire quoi que ce soit qui pourrait la gêner ou l'énerver et l'aida à ramasser toutes ses affaires. Ils le firent sans prononcer un mot. James savait qu'il ne valait mieux qu'il ne dise rien car il ne voulait pas risquer d'énerver encore une fois sa belle. Il voulait vraiment qu'ils fassent la paix. Bien sur, dans ses rêves les plus fous, il imaginait plus mais il s'était résigné depuis le temps. Il ramassa ses livres à côté du « lit » ou de ce qui apparaissait comme un lit, tandis qu'elle rangeait ses vêtements dans sa malle. Une fois tout finis, ils allaient descendre mais Lily s'arrêta et retourna dans la chambre.
- Qu'est-ce que tu fais ? S'enquit-il perplexe.
- Je remets comme c'était ! Finite incantatem !
Aussitôt le sol redevint encore plus sale, les carreaux noircis et le lit cassé. Elle fit pareil dans la salle de bain. James réprima son envie de vomir en voyant l'état des murs et du lavabo. Cependant un regard d'avertissement de Lily l'empêcha d'exprimer son dégoût. Ils redescendirent du grenier. James s'arrêta devant la porte du salon ouverte. Les Dursley prenaient le thé tout en discutant encore et toujours du futur mariage. Ils ne montraient aucune réaction face au départ de Lily ce qui enragea le jeune homme. Il voulut leur dire sa façon de penser mais Lily lui agrippa le bras et le força à passer la porte.
Une fois dehors, elle le retourna et lui fit face, les poings sur les hanches.
- Je n'ai pas besoin de chevalier servant, siffla-t-elle.
Sirius et Remus optèrent pour une retraite stratégique. Ils entraînèrent Julie avec eux.
- Quand Lily est en colère, vaut mieux s'éloigner, murmura Remus.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 26 juin 2008 16:54